Radio Anar émet sur le 108 FM sur l’agglomération mancelle. Elle s’inscrit comme la voix des pirates, c’est-à-dire qu’elle s’inscrit dans l’esprit des radios avant la libéralisation des ondes de 1981. Le 108 MHz était d’une part disponible, mais ne perturbait pas les autres radios dans un souci éthique. Cela se retrouve dans une volonté
Une Radio libre comme l’anarchie
Dans l’agglomération mancelle, l’émetteur se situe à Rouillon, il émet en FM et en DAB+ (la radio numérique terrestre). Pour y avoir accès, des dossiers interminables se retrouvent sur les bancs de l’ACERP et cela crée mécaniquement un frein. De plus, la DAB+ se retrouve à créer une multiplication des radios sur les ondes, mais cela se retrouve une fois de plus dans la multiplicité des radios intéressantes sur le papier qui se retrouve dans les faits dans un cadre rigide où les fréquences sur les multiplexes s’inscrivent dans un cadre voulu par le législateur, à savoir la classe prédominante dans l’Assemblée Nationale.
Le capitalisme crée une régulation pour permettre uniquement aux radios inscrites dans un cadre capitalistique, c’est-à-dire un cadre commercial où la publicité (dit les « annonces ») et le paiement des artistes pour passer sur les ondes en font un business juteux pour certaines d’entre elle. Les « radios commerciales » appartiennent à cette volonté de divertir pour y placer des produits rentables.
Nous pensons que les ondes sont publiques et que par ailleurs la diffusion sur ces dernières ne devrait pas être soumise à une autorité de régulation comme nous l’avons souligné ci-dessus. En effet, pour émettre sur une bande FM, il semble nécessaire de sortir le portefeuille et cela se retrouve d’une certaine manière comme un frein pour la diffusion des idées et par extension à la liberté d’expression.
Nous pensons que notre station n’a pas aussi à payer des licences qui ne financent par les objets initiaux. La SACEM défend en principe les droits d’auteurs, mais ne défend pas les artistes et empêche les nouveaux artistes de se faire connaître par la ponction d’une taxe pour ceux qui les feraient connaître au nom des droits d’auteurs. Ce racket vis-à-vis des petites stations, notamment des webradios posent un problème, à savoir qu’il s’agit des « droits d’auteurs contre les auteurs ». Il existe également d’autres « licences » comme la SPRE, la SCAM, etc. Dans ce sens, faire vivre les auteurs et les faire connaître devant le public se retrouve à refuser cette ponction qui ne fera pas vivre la « nouvelle scène », car elle en empêche de se faire connaître par les canaux diffusion.
Un média résolument à gauche dans la bataille culturelle
Les élections présidentielles et certainement législatives qui arriveront en 2027 questionnent par ailleurs le rôle des médias. La fabrique de l’opinion vers le néofascisme se retrouve au cœur d’une approche irritable. Pour perdurer un système d’exploitation en extension à dix ans de « macronisme », on entend une rhétorique nauséeuse que l’extrême-droite serait sortie de crise. Or, « l’extrême-droite » ne se retrouve que dans le prolongement du « macronisme », dont la quasi-totalité des votes à l’Assemblée Nationale s’avère identique et partage un même socle commun : le capitalisme, la xénophobie, l’islamophobie, la haine exacerbée des travailleuses et travailleurs et bien d’autres rejets viscéraux pour faire perdurer un accroissement de l’accumulation du capital pour satisfaire les intérêts avant tout des milliardaires. Le drapeau français n’est que le porte-étendard du drapeau du patronat, et le patriotisme/nationalisme s’avère le reflet du patronisme. Nous avons déjà essayé l’extrême-droite par le passé et cela s’est soldé par le régime de Vichy, un régime qui a été glorifié par l’hommage à Quentin Deranque. Dans un pays où les adversaires du néofascisme sont réprimés, notre raison d’être demeure plus importante que jamais afin de faire vivre une autre voix.
La luttte contre l’antisémitisme a depuis longtemps été accaparé par le conflit israélo-palestinien où glorifier l’antisémitisme dans l’Assemblée Nationale s’avère acceptable. Cette dichotomie rappelle que l’extrême-centre par sa dialectique use de l’ensemble de la phraséologie antisémite pour décrédibiliser leurs adversaires. Ne l’oublions jamais.
Ensuite, les médias issus du Bollorisme ont conquis une grande partie des médias traditionnels par une diffusion des racismes et toutes les discriminations, de la xénophobie, du patronisme et du déni climatique. Hormis les médias indépendants résolument à gauche, on se rend compte du glissement vers une fenêtre d’Overtone à droite où l’inacceptable devient acceptable. Nous sommes au contraire la baie vitrée d’Overtone pour pousser vers des revendications radicales légitimes et nécessaires par les temps qui courent. Nous pensons que créer une Radio FM permettra d’agréger un discours de rupture total avec le capitalisme et pas un discours d’accommodation qui tend à négocier à la marge les impacts négatifs. Nous rejetons les courants sociaux-démocrates, car ils ont toujours été in fine des porte-paroles des classes dominantes.
On se retrouve dans cette prédominance à un ensemble de coût qui ne permettent pas de lancer des projets viables, comme les marches à atteindre sont importantes. Les pirates d’hier ne demandaient l’autorisation d’émettre, il prenait ce qu’il y avait à prendre. Dans ce sens, prenons ce que nous avons à prendre.