L’Aide À Mourir (AAM) peu importe la forme contient un eugénisme et un validisme important afin de réduire la dépense de la Sécurité sociale et les dépenses sociales.

L’opposition entre valide et personne handicapée, donc susceptible d’avoir accès à l’AAM pose une véritable question sur l’éthique et la vision recherchée. Certains députés dénoncent le début d’une machine totalitaire et à raison. Les premiers à avoir été éliminé sous l’Allemagne Nazie était les personnes en situation de handicap sous le nom de « l’Aktion T4 ».

Dans une volonté gouvernementale de céder d’une certaine manière à la baisse des cotisations sociales, voilà les effets d’un programme d’euthanasie sous différentes novlangues.

Les conservateurs ou néoconservateurs ou ultraconservateurs le savent : les personnes en situation de handicap s’avèrent à leurs yeux un problème de rendement. Les dossiers de la MDPH font qu’il existe une forme pour empêcher l’accès au droit et le traitement devient un problème en raison du délai. L’eugénisme est déjà présent.

Le niveau des pensions que cela soit l’AAH ou les pensions d’invalidité (il existe trois catégories) issu de la CPAM se retrouvent sous le seuil de pauvreté. Autrement dit, le fait de survivre s’est retrouvé normalisé pour les personnes en situation de handicap souvent marginalisé et considéré sous un langage eugéniste comme des « parasites » et selon la doxa néolibérale comme des « assistés ». Sauf qu’on ne choisit pas sa maladie, mais on peut choisir son rétablissement tout comme sa stabilisation dans le temps.

Les macronistes savent très bien que leur but n’est pas d’accompagner avec la douceur, les personnes majeures protégées et les personnes atteintes de déficiences mentales pourront avoir le droit de mourir, mais pas de vivre dignement.

Certaines personnes se retrouvent également en errance de diagnostic tout comme le fait de désert médical. Il est impossible de se soigner et par extension d’avoir un diagnostic adapté. Quand pour avoir un spécialiste, il faut plusieurs mois voir des années sur des problèmes urgents, cela laisse à désirer.

La dette publique n’est pas liée à une question de dépenses publiques et cette loi ne préfigurent pas sur la question des soignants pour un ensemble de raisons assez factuels : les fins de vie existent, les soins palliatifs existent et qu’aucun moyens supplémentaires sera acté tout comme l’écoute des soignants s’est avérée une non-question (il suffit de les applaudir et les problèmes sont réglés).

On se rend bien compte que la création d’un désespoir morbide pour les personnes en souffrance en n’offrant d’autres choix que la mort se retrouve à s’articuler dans un « business juteux » métaphoriquement de la mort, à savoir l’austérité.