Le néolibéralisme comme faillite de la société

À travers une industrie automobile largement dépendante du pétrole et qui ne voudra jamais s’y extraire loin du « sovereign washing » du « green » washing (avec « Total » comme entreprise), mais pour la souveraineté. L’industrie du pétrole se nourrit de la voiture, et cela est présenté comme une « révolution » et un moyen d’avenir. Pourtant, cela ne fait qu’enfoncer le véhicule et l’industrie tout entière dans sa dépendance au pétrole. La dépendance s’est accrue et s’est vue au grand jour quand Donald Trump a été réélu pour un second mandat marqué par un verbiage antisémite, complotiste et suprémaciste.

Cependant, si les projets augmentent, ils ne sont qu’une autre variante du capitalisme, donc un modèle prédateur. Les libéraux reviennent toujours comme ton « ex-toxique » qui explique qu’il a changé. Mais, le système d’oppression change et prend des formes différentes, mais reste le même. Le « capitalisme » peu importe la forme, n’est plus capable de promouvoir du progrès. Le capitalisme reste le même : prédateur et oppresseur.

Il a été développé de l’autre côté de la frontière, une approche en lien avec le « néolibéralisme » à savoir que « L’État doit tâcher de réduire une multitude d’inégalités mais de même, il doit garantir une concurrence « saine », bien encadrée et permettant, en théorie, à n’importe qui d’être entrepreneur. […] Dans les années 1930, et surtout dans l’après-guerre, se développe en Allemagne, puis plus largement dans toute l’Europe de l’Ouest, l’ordolibéralisme. Cet autre nouveau libéralisme est basé sur l’idée qu’il est nécessaire de construire un ordre capable d’organiser le marché ».

Une classe sociale contrôle une autre classe sociale à travers la « propriété privée industrielle » et « commerciale » ne peut pas se targuer d’être un régime démocratique. Or, il s’agit du moteur du « néolibéralisme » : la pauvreté massive pour concentrer la richesse dans une partie infime de la population.

Le problème serait le salaire, c’est-à-dire la part que le patron verse au salarié en échange de sa force de travail. Le travail n’est jamais quelque chose d’anodin, car il est le fruit d’une transformation d’une situation initiale en une autre situation avec une valeur ajoutée. Le travailleur se résume au centre de la chaîne de la création de valeur. En effet, l’ensemble de cette dernière dépend de lui. On peut transférer le capital variable vers le capital fixe, mais cela crée une baisse de la valeur ajoutée, et donc des profits. Certaines entreprises ont cru intéressant de mettre de l’IA Générative un peu partout, mais la valeur ajoutée s’est effondrée et les coûts ont explosé.

On entend souvent dire au sein des conservateurs et néolibéraux (qui n’ont rien de libéraux) que le problème serait le « travail ». Un ensemble de champs lexicaux le définit comme péjoratif. Pourtant, une entreprise a besoin de salariés et de salaires et elle n’a pas besoin d’actionnaires et de dividendes. Les dividendes nuisent à l’investissement et donc au FCBF (Formation brute de capital fixe) du pays. Or, la tendance de l’investissement reste à la baisse. Les entreprises n’ont plus de stratégies, mais elles développent des analyses compatibles en termes de durée avec celles des marchés nuisant à l’économie nationale : « Si le capitalisme tend à des retours sur investissement de plus en plus faibles, il épuise progressivement ses propres moyens de reproduction ».

Derrière le lepénisme, la marque du macronisme et du patronat

Depuis 1983, alors que commence le « tournant de la rigueur » : les arguments ont tous été sortis, les uns après les autres. Cependant, il existe un lien entre le néolibéralisme (en particulier les régimes patronistes et néoconservateurs) et la dette publique : « Avec cet engagement durable dans une logique de dette publique, les politiques néolibérales, loin d’aboutir à la sortie de l’endettement, contribuent fortement à l’entretenir ». Cela implique que les gouvernements, lorsqu’ils choisissent une réduction du déficit public, cela passe à travers des transferts de coût d’un ministère à un autre ou sur l’Assurance-Chômage, l’Assurance-Maladie et les retraites.

Les néolibéraux aiment affirmer que la dette publique serait une dette « paternaliste » qui serait laissée aux enfants et aux petits-enfants. Or, les néolibéraux affament les enfants et les petits-enfants pour arriver à l’idée de l’excédent primaire, notamment en leur baissant massivement les salaires et en mettant en place un marché du travail conçu pour maximiser le chômage, conformément à l’idée que s’en fait le patronat pour maximiser les bénéfices. Le chômage reste un outil de domination des classes populaires.

Dans ce sens, la coalition responsable de cette situation comme « l’extrême-centre » si elle continue se retrouvera à donner les mains au FMI. Il s’agit du projet d’Édouard Philippe (pour Horizons) et de Gabriel Attal (et Renaissance) en faisant valser la démocratie via la doctrine du Zentrum qui a emporté la République de Weimar et s’alliant de facto avec l’extrême-droite où la proximité de vote s’avère similaire.

Le centrisme ne peut qu’être considéré comme des « libéraux autoritaires » qui n’ont aucune valeur politique, car il finit toujours par collaborer avec l’extrême-droite, parce qu’il préférera toujours le fascisme à la démocratie et le parti unique à un parlement.

Ainsi dans le paysage néolibéral : deux candidats se font face, comme dit ci-dessus ? Il s’agit de deux partis, dont la vision politique et économique se retrouve au cœur de la catastrophe budgétaire. On peut reprendre les mêmes responsables de la dette publique, à savoir le « bloc macroniste » et le bloc d’extrême-droite (de LR à R !). Lorsqu’un logiciel ne fonctionne pas, il existe deux solutions : soit on le perfectionne, soit on le répare, soit on recommence avec une autre approche.

Selon les néolibéraux de toutes obédiences, ce qui empêcherait l’augmentation des salaires serait le salaire différé, comme l’a dit Raphaël Glucksmann (ancien du parti libertarien Alternative Libérale). Ils préconisent la suppression du salaire différé sans dire que cela va supprimer : l’assurance-chômage, l’assurance-maladie et le droit à la retraite. Pendant que l’on a faim, Place Publique, comme parti de « l’extrême-centre » souhaite justement s’adresser aux classes moyennes supérieures et aux retraités. Autrement dit, un autre « Macron » est possible. Il s’agit d’un parti qui recycle le macronisme pour créer une illusion progressiste alors que c’est le prolongement du macronisme. On remarque dans son premier discours le slogan suivant « et surtout » suivi de « vive la France ». Il se retrouve dans une position pathétique en copiant le slogan de « Éric Zemmour » de Reconquête. Dans cette mélancolie d’une France, il a la nostalgie du programme de Jean-Marie Le Pen du début des années 1980.

On assiste également à un tournant sous lequel la doctrine du CNPF (Conseil National du Patronat Français) se retrouve voler en éclats puisqu’il existe un rapprochement entre le MEDEF et l’extrême-droite. Ce changement structurel permet de voir que le patronat est perméable aux doctrines antirépublicaines et revient à ses démons de 1939-1945. Le patronat reste marqué par la Seconde Guerre Mondiale où une grande partie des patrons a explicitement collaboré avec le nazisme comme ce fut le cas de Louis Renault.

Depuis la fin de l’Occupation, on peut constater que le CNPF n’a pas été dénazifié même s’il prend le relais de la CGPF (Confédération générale du patronat français). Le fait que le MEDEF se rapproche doucement du RN (ex-FN fondé par des Waffen-SS) pose la question de savoir si la doctrine anti-extrême-droite à la libération de la France à travers le CNPF s’avère terminée ou pas.

Il existe d’autres mouvements patronaux comme la « CGPME » (devenue « Les Entrepreneurs » en 2026), l’U2P ou encore la FNSEA/CR pour l’agriculture industrielle. Ces deux derniers syndicats sont explicitement sur l’axe « droite extrême/extrême droite » en opposition à la « Confédération paysanne » qui défend les paysans loin des industriels et des usines agricoles comme les industries Duplomb du sénateur antipaysan qui dirige son exploitation depuis un bureau à Paris.

Ces derniers jours, à travers une affiche, le RN assumait qu’il était un parti « macroniste », ce n’est pas étonnant d’ailleurs, car les votes sont très similaires.

On a faim

Pendant que les aides aux grandes entreprises et aux actionnaires se situent à un niveau vertigineux, les salariés et les privés de salaires ont faim et ceux qui touchent des minimas sociaux également. Ils abordent en façade une République sans sa substance, car le fond de la devise soulève une question de fond : l’Égalité. Dans le manifeste des Enragés durant la Révolution Française, on peut y lire : « L’égalité n’est qu’un vain fantôme quand le riche, par le monopole, exerce le droit de vie et de mort sur son semblable ».

Nous en sommes là, ça gronde, ça tonne et rien ne se passe, on a faim comme le dit encore le manifeste des Enragés : « Les denrées nécessaires à tous doivent être livrées au prix auquel tous puissent atteindre, prononcez donc, encore une fois… les sans-culottes avec leurs piques feront exécuter vos décrets. »

La faim a justement fait lever les foules et créer des révolutions d’où Il faut que les représentants des intérêts patronistes le sachent : la faim justifie les moyens.