La crise économique semble s’installer durablement au regard des difficultés, notamment sur les questions de l’énergie (dans un pays qui refuse la transition écologique), mais aussi sur un problème majeur : la dette créée par les néolibéraux, qui a fait un bond de 1 000 Mds d’euros en une dizaine d’années, et le déficit n’a jamais été aussi élevé alors qu’ils promettaient monts et merveilles. Ils nous ont demandé de faire des sacrifices, mais ces derniers n’ont mené à aucune amélioration de nos vies.
Il n’y a jamais eu autant de pauvreté sous le mandat d’Emmanuel Macron et, conjoncturellement, le taux de chômage remonte ; la dérégulation du marché du travail n’aura servi à rien, hormis satisfaire les grandes entreprises et le grand patronat au détriment des entrepreneurs individuels qui, parfois, sont au RSA. L’image qui est donnée nuit profondément à l’économie et aujourd’hui, selon la commission d’Éric Coquerel sur les aides aux entreprises de 2025, le chiffre des aides se retrouverait à 211 Mds et la Cour des comptes table en 2024 jusqu’à 270 Mds d’aide.
Gabriel Attal affirmait devant le patronat que près de la moitié des entrepreneurs n’était pas des entrepreneurs et qu’il fallait les faire travailler davantage. Pour Gabriel Attal, seuls les milliardaires étaient des entrepreneurs et les entrepreneurs étaient des milliardaires, dans le cadre d’un débat de la REF (Rencontre des entrepreneurs de France) lié au MEDEF, le syndicat patronal du CAC 40.
Bien sûr, sur Radio Anar, il n’est pas question de défendre d’une quelconque manière le patronat, mais simplement de rappeler qu’il n’y a pas un seul patronat, mais des patronats.
Toutefois, dire que le petit patronat serait mieux que le grand patronat serait une erreur, puisqu’en grande partie, le petit patronat se rallie facilement à l’extrême droite, notamment sur le discours du « ras-le-bol fiscal » propre au poujadisme ou boulangisme. Il faut dire que Jean-Marie Le Pen a été député avec Pierre Poujade contre la Sécurité Sociale, dont les héritiers veulent toujours sa mise au tapis.
Le macroniste n’ayant aucune idée ne défend le « travail », il défend les « actionnaires » qui sont à juste titre des parasites qui vivent sur le dos des travailleurs et s’enrichissent par l’extrême-centre (soutenu également par… l’extrême-droite).
Selon Attac, on donne environ 1 % du PIB à ces derniers dans le cadre de la flat tax, de la suppression de l’ISF ou encore de la baisse de l’impôt sur les sociétés, nuisant aux recettes et générant un déficit de 35 Mds de dettes par an en moyenne, puisque ces chiffres ne sont pas financés et ne génèrent aucune hausse des recettes compensatoires.
Ils veulent accélérer la réduction des « dépenses publiques », mais le problème provient notamment d’une baisse des recettes. Une dépense qui stagne, des recettes qui baissent, le déficit explose.
Dans un contexte d’« économie de guerre », le ministère de la Défense voit son budget augmenter. Le cadre de la guerre en Ukraine s’avère préoccupant, mais il s’agit avant tout d’un problème européen et non-national. L’effort doit être européen et non individualisé au niveau des États-nations. Toutefois, l’effort ne devrait pas exister, car une économie de guerre est une économie destructrice qui crée peu d’emplois et de richesses sur le long terme.
Les partis de gauche et écologistes projettent des motions de censure, car ce budget sera négatif et pour les débutants en macroéconomie, le risque d’une récession liée à ce budget s’avère naturel : La croissance s’oriente nulle, voire négative, alors qu’elle devrait être supérieure à la baisse du déficit. On court vers la catastrophe, comme dans un scénario à la grecque !
Avec la guerre en Iran et une dépendance plus que jamais aux énergies fossiles (nucléaire compris) et de l’IAflation avec une chute massive des bourses, nous allons droit dans le mur, mais la locomotive néolibérale demande sans cesse d’accélérer, plus la vitesse sera grande, plus violent sera l’impacte et selon le modèle économique : la récession sera sans aucune mesure dramatique.
L’extrême-centre et l’extrême-droite se frottent déjà les mains ; la corruption reste un modèle de gouvernance.
