L’extrême-droite dans l’agglomération mancelle, notamment dans le quartier de l’Université, nourrit les tags propres à son passé : croix celtiques régulières et, plus récemment, des allusions à des croix gammées (comme on peut le voir sur la photo ci-dessus). L’image est extraite d’une boucle montrant le vrai visage d’une mouvance dédiabolisée, dont les racines plongent dans la collaboration entre le régime de Vichy et l’Allemagne nazie, entre 1940 et 1944.
Le quartier de l’Université est le terrain d’une bataille importante où le bloc néolibéral se retrouve en roue libre, notamment en lien avec la recréation des Cénomans, un énième groupuscule néofasciste et profondément antisémite. Les stickers commencent à envahir profondément la ville, qui préfigure un bastion clé de la bataille de l’Ouest. En effet, Le Mans, loin de sa forteresse romaine, s’avère un rempart contre l’extrême-droite, même si la Flèche est tombée, dans la Sarthe, aux mains des nostalgiques de Vichy.
Ces dernières années, le pouvoir en place, illégitime, en minorité, est contraire à l’esprit parlementaire. Il a régulièrement fait des appels à une mouvance qu’on pensait enterrée en 1945, à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Mais la bête immonde n’est pas morte. L’extrême-droite porte en elle un projet de coup d’État constitutionnel, dans un silence assez assourdissant. Dans le même temps, la « droite républicaine » montre qu’elle n’a jamais été républicaine, puisque la bascule se crée progressivement vers une dimension néofasciste.
Ces derniers jours, deux membres du GUD ont été condamnés à la réclusion criminelle, dans un silence assourdissant du pouvoir en place, suite à l’assassinat, en plein Paris, de Federico Martín Aramburu en 2022. Qui ne dit mot consent.
Chaque année, la ville du Mans accueille le rassemblement d’une manifestation au « Souvenir vendéen » et, l’année dernière, la préfecture de la Sarthe avait annulé la contre-manifestation sous prétexte que la lutte contre le néonazisme s’avérait être une atteinte à la dignité humaine. Le préfet recommencera-t-il à adopter cette approche nauséabonde, mais conforme à l’esprit macroniste ? Quand il y a un nazi à table...
